La Carneille : Claude Guibout transmet sa passion pour l’histoire de son village
Le beau village de La Carneille n’a (presque) plus de secret pour Claude Guibout. Le greeter partage l’histoire de sa commune avec le public au grès d’une balade de près de 2 km en partenariat avec Montagnes de Normandie Tourisme. Rencontre.
D’où vient votre passion pour le village de La Carneille ?
Mon grand-père paternel était de Durcet, mon grand-père maternel de La Carneille et je suis né à Athis. À la retraite, je me suis installé à La Carneille. En 2014, je suis devenu maire-adjoint en charge de la culture et du tourisme et je me suis beaucoup investi dans ma mission. J’ai parcouru les écrits de René Leroy, médecin et historien, décédé en 1955, qui a écrit sur le village. L’histoire de La Carneille est un condensé de l’histoire de France : elle a connu la guerre au Moyen-Âge, la Guerre de Cent Ans et les Guerres de Religion… René Leroy était d’ailleurs un descendant de Charles Ambroise Bertrand de La Hosdinière, un révolutionnaire qui a côtoyé Robespierre et qui était un ami de Saint-Just…
Depuis quand partagez-vous l’histoire de La Carneille avec le public ?
Cela fait 11 ans maintenant. C’est vraiment une passion de partager cette histoire avec le public. Y participent des habitants des environs comme des vacanciers. Avec l’ancienne communauté de communes d’Athis, l’équipe de la Roche d’Oëtre et avec l’aide de ma femme, nous avons réalisé onze pupitres disposés dans la Carneille, comme ça les gens peuvent aussi découvrir cette histoire en autonomie. Il existe deux parcours, un d’1,7 km, La Carneille en histoire, et l’autre de 10,5 km, la Balade carneillaise.
J’ai aussi créé l’association La Carneille en Histoire pour éditer une bande dessinée, La Carneille dans l’Histoire, illustrée par Denis Renard. Nous en avons vendu 1 000 exemplaires. C’est un succès au-delà de nos espérances.
Quel est votre endroit préféré à La Carneille ?
Mon endroit préféré est la Cavée. Ça veut dire chemin creux. C’est là où vivaient les villageois de La Carneille. Rien a changé sauf la route qui est maintenant goudronnée. On y trouvait des moulins à grains, à tan et à foulon sur la Gine qui traverse tout le bourg pour se jeter dans la Rouvre. Il y avait huit moulins dans le bourg et 18 en tout dans La Carneille. La commune a compté jusqu’à 200 tisserands et près de 2 000 habitants. C’était plus important que Flers.
Quelle est l’anecdote que vous aimez partager avec le public ?
C’est l’histoire des puits. Il n’y a pas une maison à La Carneille qui ne possède pas le sien et ils ne sont pas taris. Il y a beaucoup d’eau à La Carneille dû au sol granitique. Nous sommes sur le massif armoricain. Certains puits sont encore visibles. Le puits du château, sur la place, est le dernier vestige de l’édifice détruit pendant la Guerre de Cent Ans. Il est large de 2,10 m et il y a encore 7 m d’eau à l’intérieur.
Plus d’infos :
Montagnes de Normandie Tourisme, site de La Roche d’Oëtre, à Saint-Philbert-sur-Orne.
Contact : 02 31 59 13 13 ou roche-doetre@flers-agglo.fr.
Site Internet : montagnesdenormandie.fr